"On ne traite pas une pathologie. On traite un patient."
Kevin Nounomo a 28 ans, un Master de l’UCLouvain en poche et une conviction : la kinésithérapie ne consiste pas à appliquer un protocole, mais à construire un soin qui n’existe que pour la personne en face de vous.
Il y a une phrase que les kinésithérapeutes entendent souvent de la part de leurs patients : « Faites-moi un massage. » Comme si le soin se résumait à des gestes techniques appliqués sur une zone douloureuse. Kevin Nounomo sourit quand on lui rapporte le cliché. « Le massage, c’est un outil parmi d’autres. Ce qui compte, c’est pourquoi on le fait, pour qui, et dans quel projet de soin. »
À 28 ans, Kevin fait partie d’une nouvelle génération de kinésithérapeutes qui refuse de séparer le geste clinique de la relation humaine. Formé pendant cinq ans à l’Université catholique de Louvain-la-Neuve — trois ans de bachelier, un an de Master — il a construit son approche sur ce que la recherche académique appelle l’« evidence-based practice » : une pratique fondée sur trois piliers, pas un seul.
Trois piliers, pas un protocole
La plupart des gens imaginent la kinésithérapie comme une discipline technique. Un diagnostic, un protocole, des exercices. Kevin voit les choses autrement. Pour lui, chaque prise en charge se situe au croisement de trois forces : les données scientifiques, l’expérience clinique du thérapeute, et — c’est là que ça devient intéressant — les préférences du patient.
« Un patient qui arrive avec une lombalgie chronique, on peut lui proposer dix programmes différents. Mais si on ne tient pas compte de son quotidien, de son rapport à la douleur, de ce qu’il est prêt à faire chez lui, le meilleur protocole du monde ne fonctionnera pas. » Sa spécialité, dit-il, c’est « le mouvement et le corps humain ». Mais en l’écoutant, on comprend vite que sa vraie compétence, c’est l’écoute.
« On ne traite pas une pathologie, mais on traite un patient en fonction de notre expérience, la science et ses préférences à lui. »
Kevin Nounomo, kinésithérapeute — Pulse Clinics
Cette phrase, prononcée avec la simplicité de quelqu’un qui l’a intériorisée plutôt qu’apprise par cœur, résume un virage fondamental dans les professions de rééducation. Les études le confirment depuis des années : la personnalisation du soin améliore non seulement les résultats cliniques, mais aussi l’adhésion du patient à son parcours. Quand quelqu’un se sent entendu, il revient. Quand il revient, il guérit mieux.
Pourquoi un centre pluridisciplinaire ?
Pour Kevin, le choix de Pulse Clinics n’a rien eu d’un hasard. C’est son premier poste. Et quand on débute, dit-il, le cadre dans lequel on travaille est aussi formateur que les années d’études qui précèdent.
« Je cherchais un centre pluridisciplinaire, avec plusieurs corps de médecine. Pas pour me diversifier, mais pour ne pas travailler en silo. » L’idée est simple mais rarement mise en pratique : quand un patient consulte un généraliste, un orthopédiste et un kinésithérapeute dans un même lieu, le soin gagne en cohérence. Les échanges entre praticiens ne passent plus par des courriers ou des coups de fil ; ils ont lieu dans le couloir, entre deux consultations, en temps réel.
Le parcours intégré Pulse : un patient consulte son médecin traitant, est orienté vers l’orthopédiste dans le même centre, puis pris en charge en kinésithérapie — avec un dossier partagé, des objectifs alignés et un suivi coordonné. Pas d’allers-retours entre des adresses différentes. Un lieu, une équipe, un projet de soin.
« Un patient vient voir un médecin ici, il peut voir l’ortho ici, il peut voir le kiné ici. On a tous un lien différent pour la prise en charge du patient, ce qui est vraiment optimal. » Ce n’est pas du jargon managérial. C’est la description d’un quotidien clinique que beaucoup de praticiens cherchent — et que peu trouvent en début de carrière.
La prévention, pas seulement la réparation
Il y a un aspect de la kinésithérapie dont on parle trop peu : son rôle préventif. L’image dominante reste celle du kiné qui « répare » — après une opération, après un accident, après une blessure sportive. Kevin pousse pour inverser cette logique.
Parmi ses priorités pour le centre, il cite l’éducation thérapeutique et la prévention. « Tout ce qui est éducation thérapeutique, prévention… je sais qu’on bosse pas mal sur ça en ce moment. » L’objectif : aider les patients non seulement à récupérer, mais à comprendre leur corps. Comment bouger correctement, comment éviter la rechute, comment intégrer le mouvement dans un quotidien sédentaire.
Il mentionne aussi le matériel. La kinésithérapie moderne ne se limite plus à une table de massage et à des bandes élastiques. Des équipements de réhabilitation plus sophistiqués — capteurs de mouvement, plateformes d’équilibre, outils de biofeedback — permettent de mesurer objectivement la progression d’un patient et d’ajuster le programme en conséquence. Kevin voit Pulse Clinics évoluer dans cette direction : une clinique où la technologie soutient le clinicien, et non l’inverse.
Ce qu’il dirait à un confrère qui hésite
On lui pose la question. Pourquoi un praticien — médecin, kiné, spécialiste — devrait-il considérer Pulse Clinics plutôt qu’un cabinet isolé ou un grand hôpital ?
Sa réponse ne porte ni sur le salaire, ni sur les horaires, ni sur les infrastructures. Elle porte sur ce qui manque le plus dans l’exercice libéral isolé : le feedback.
« Il y a beaucoup de différentes disciplines, beaucoup de différents feedbacks, ce qui permet un travail vraiment complet dans la prise en charge d’un patient. » C’est une réponse de clinicien, pas de commercial. Le praticien qui travaille seul prend des décisions seul. Celui qui travaille dans un environnement pluridisciplinaire bénéficie d’un regard croisé permanent sur ses patients. C’est un luxe clinique qui se traduit directement en qualité de soins.
Kevin Nounomo
Formé à l’UCLouvain (Bachelier + Master). Spécialisé en rééducation par le mouvement. Consultations sur rendez-vous au Centre Médical Meiser, Boulevard Léopold III 5, 1030 Schaerbeek.
Vous êtes praticien ?
Vous cherchez un cadre pluridisciplinaire où la collaboration n’est pas un slogan, mais une réalité quotidienne.